Après un début de course dans une météo pour le moins complexe, « Jeunes Dirigeants » a entamé sa grande descente du golfe de Gascogne. Il progresse à 10 nœuds (classement du 31 octobre à 12h) et pique au sud dans un vent de nord, nord-est qui va progressivement basculer à l’est dans le courant de la nuit prochaine. « Depuis le début, il n’a pas eu les conditions idéales pour faire de la vitesse, mais les choses devraient rapidement s’améliorer, explique depuis la terre Sam Cade, connecté pour suivre la progression du bateau. Pierrot en a profité pour prendre le rythme de la navigation en solitaire. Il dort déjà par petites tranches de 15 minutes. Il s’alimente aussi régulièrement : il m’a même appelé pour savoir où était la semoule Tipiak ! C’est un signe que tout se passe plutôt bien. »
Seule petite ombre au tableau : le bain forcé, lundi soir sur les coups des 20h30. Pierre-Yves a bien sûr pris soin de contacter au préalable, par téléphone Iridium, son équipe pour signaler qu’il devait manœuvrer : se mettre à la cap et plonger. Il l’a joint à nouveau pour indiquer qu’il était de retour à bord.
Sur le plan de la course, « Jeunes Dirigeants » navigue donc toujours en tête, à 10 nœuds dans 25 nœuds de vent. Les prochaines heures diront si le monocoque n’est pas freiné par le reste des algues ou des bouts qui ont ralenti sa progression. « C’est possible, indique Sam. Mais quoi qu’il en soit, il ne pourra pas replonger de sitôt, le bateau avance trop vite désormais. Avec le vent de nord-est - puis d’est - attendu, il doit pouvoir encore allonger la foulée. » Et creuser les écarts sur ses concurrents : Arnaud Dalhenne (TAT Express) à 17 milles derrière, et plus encore avec Philippe Chevallier (Antilles-Sails.com) à près de 33 milles sur une route nord…
Rédaction: Mer & Média